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Site de l'Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre au Maroc

Déclaration de L’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre Maroc pour RIO +20



Déclaration de L’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre  Maroc pour RIO +20

L’AESVT est ONG de développement durable


L’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre Maroc ‘AESVT), depuis sa création  le 11 décembre 1994 à Casablanca, a visé à travers ses différentes actions et activités, l’édification d’une société  moderne et solidaire conformément aux principes et valeurs  du développement durable. Afin de constituer une force de proposition et de plaidoyer au niveau des institutions provinciales, régionales et nationales, et internationales en matière de développement durable, dans le cadre de la démocratie participative.


 


Le développement et l’environnement souffrent plus que jamais.


L’AESVT déplorer l’échec des trois Conventions adoptées à Rio en 1992 et chargées de protéger la biodiversité, lutter contre les changements climatiques et la désertification. Jamais les émissions de gaz à effet de serre n’ont été aussi élevées qu’en 2011. Elle souligne l’incapacité de la communauté internationale à soutenir les besoins d’adaptation des populations, le changement climatique constitue de plus en plus une trappe à pauvreté inextricable. Par ailleurs, la dégradation des terres et de la biodiversité s’accélère dans l’indifférence politique générale. Enfin, les financements internationaux manquent encore à l’appel pour mettre en œuvre ces trois conventions.


 


Une économie verte au service des communautés locales et du développement durable ?


L’AESVT rappelle que la définition proposée par le PNUE qui qualifie l’économie verte d’« économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources » reste un idéal très loin de notre réalité. L’économie verte ne doit pas devenir un cheval de Troie pour un néo-libéralisme vert, au détriment des plus pauvres et des plus vulnérables, ignorant les enjeux de l’équité et du partage des ressources naturelles.


Pour l’AESVT, l’économie verte peut et doit véritablement répondre aux besoins des communautés.


Pour cela, Rio+20 doit permettre d’engager l’ensemble des acteurs (Etats, entreprises, communautés) dans une véritable transition vers un développement sobre en carbone et résilient. A Rio, des choix s’imposent pour mettre un terme au financement et à la promotion


ü  du modèle agricole industrialisé et intensif qui dégrade l’environnement et ne sécurise ni la souveraineté ni la sécurité alimentaire. Rio doit développer de nouveaux modèles agricoles, notamment locaux, pour garantir la sécurité alimentaire et l’accès aux services essentiels.


ü  de la politique énergétique qui s’appuie sur les énergies fossiles et émettrices de Gaz à Effet de Serre, incompatible avec les objectifs de lutte contre le changement climatique et celui de l’accès de tous à l’énergie. Rio doit faciliter l’accès aux énergies renouvelables pour tous.


ü  du modèle de consommation et de production qui gaspille et confisque les ressources naturelles et énergétiques. Rio doit lutter contre les trappes à pauvreté, les inégalités socioéconomiques, et pour une gestion équitable et durable des ressources naturelles.


 


 L’AESVT demande aux décideurs et acteurs réunis à Rio en juin 2012 de se saisir de ces sujets pour réformer les politiques en place. Le socle de l’économie de demain doit être la recherche de la satisfaction des besoins essentiels et de la prospérité de tous.


 

Jeudi 24 Mai 2012

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